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Des archives privées et des archives publiques, sans distinction de nature

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Archives privées et archives publiques sont souvent exposées ensemble, pour la richesse de leur contenu et leur « charisme ». Elles figurent alors sur un pied d’égalité avec les archives publiques. Suivent quelques exemples de la programmation culturelle des Archives départementales du Tarn, mettant en lumière des documents conservés dans la série J :

Mille ans d’archives et des poussières, de l’ombre à la lumière, 2004.

Cette exposition organisée pour l’installation des Archives départementales dans leur nouveau bâtiment sur le site de la Verrerie ouvrière albigeoise, a présenté un florilège de leurs archives et notamment leur plus ancien document, conservé en série J : 3 J 189 /1 Charte 962                  

Le patrimoine écrit méridional (Xe-XVIIIe s.), 2010.  

Cette exposition a présenté des documents venant de fonds publics et de fonds privés, comme le beau Flores sanctorum du XIVe siècle, enluminé de scènes religieuses mais aussi de nombreux autres documents anciens.

A la conquête de l’espace, cartes et plans d’Ancien Régime, 2007.

Cette exposition typologique a présenté pour un bon tiers de son corpus, des documents figurés extraits de fonds d’archives privées. En tête d’affiche, le plan de la forêt royale de Grésigne, XVIIe siècle, conservé dans un petit fonds d’archives « entrées par voie extraordinaire » et provenant de l’administration du diocèse civil d’Albi (209) : un fleuron des archives figurées, conservé en série J. Une rare carte routière d’époque révolutionnaire (210), entrée récemment, a manqué cette présentation typologique, mais nous la présenterons ici pour illustration, elle figurera forcément dans le deuxième tome, le recensement des cartes et plans XIXe siècle.

- 1 J 6/52 Carte de la forêt royale de Grésigne, XVIIe siècle
- 1 J 740/1 Reconnaissances de la seigneurie de Saïx pour le chapitre cathédral de Castres (1719-1729) avec 33 plans à l’encre avec lavis coloré.

Histoire de famille, la recherche généalogique, 2006.

« Dans la chambre dite de Monseigneur, il découvrit une cachette murée au-dessus de l'alcôve où il trouva une très vieille malle de bois et peau (…) ».

L’affiche de cette exposition destinée à venir à la rencontre du public en quête de ses racines familiales tarnaises, met en exergue une malle du XVIIIe siècle qui renfermait, lors de leur entrée en 1942, les archives du château de Gos, appartenant à la famille de Bène-Barre (29 J 54).

Le service éducatif

Le service éducatif prend le relais de l’Action culturelle pour offrir aux scolaires, du primaire aux lycéens, une visite et une opportunité de recherche dans les archives, une sensibilisation à la construction historique pour les plus avertis. Des « fiches atelier » ont été réalisées pour offrir des thèmes, un parcours de recherche. Les fonds privés peuvent être valorisés, comme le fonds industriel du Saut du Tarn (211) (Une industrie tarnaise : Le Saut du Tarn) ou les fonds textiles (Une industrie mazamétaine : les Cormouls-Houlès). Le fonds Lapérouse, cependant encore en instance de classement, a été utilisé pour mettre en perspective le célèbre personnage tarnais, Jean François de Galaup de Lapérouse : Voyage au temps de Lapérouse : un homme de son siècle.
La mallette pédagogique « Pour écrire un mot d’histoire » propose l’étude de documents tels que le Flores sanctorum, la donation de 962 ou une lettre du duc de Montmorency autorisant un jeu de prix à Albi en 1613 (6 J 13) ; ces études sont reprises sous forme de « fiches documents » sur le site internet des Archives départementales du Tarn.